LUCAS WEINACHTER
LUCAS WEINACHTER
PORTRAITS
Le visage comme un paysage secret, insondable et mystérieux…
Des portrais en gros plan. Visages au contours indistincts, visages figés dans une sorte d’attention énigmatiques qui ne trahissent rien de ce qui les préoccupent, presque impavides, les ombres et une lumière diffuse, tout en retenue. Impossible de surprendre dans les regards une quelconque expression, de lire quoi que ce soit de tangible. Le sujet est dans l’expectative, attentif à ce qui va advenir, comme la vigie d’un navire scrutant l’horizon.
Technique à l’huile sur toile – 2025
Mine de plomb & acrylique – toile – 2025
Acrylique & mine de carbone – papier marouflé sur toile – 2011
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Une réalité ou l’on cherche à percer le mystère…
Ici, le visage décline une identité anthropométrique vite rattrapée par le trouble qu’introduit une technique mixte : la mine de carbone mêlée à l’acrylique. Le noir & blanc, les gris fondus diffusent une lumière crépusculaire qui suspend l’image dans une intemporalité aussitôt faussée par un sentiment d’érosion. Ses individus anonymes sont inspirés par des photographies qui servent de point de départ. L’illusion de l’argentique ajoute à cette ambiguïté de l’image qui joue sur l’irréalité du support.
Mine de plomb & acrylique – papier marouflé sur carton – 2025
Mine de carbone & acrylique – papier marouflé sur toile – 2011
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L’envol intérieur…
Le visage humain se prolonge en bec, comme si une autre nature cherchait à apparaître. L’homme semble quitter progressivement son identité pour devenir un être intermédiaire, suspendu entre deux mondes. Ces figures interrogent notre rapport à l’apparence et à l’identité : sommes-nous ce que nous montrons, ou ce qui demeure derrière le visage?
Entre l’homme & l’oiseau, une métamorphose s’opère : l’un ne disparaît jamais tout à fait dans l’autre.
Acrylique & huile – 2026
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Fragile armure…
Le visage s’allonge en une forme étrangère, comme une fragile armure dressée contre l’invisible. Le bec devient le prolongement d’une peur, une manière de tenir le mal à distance lorsque le monde lui-même semble devenu menace. L’homme ne disparaît pas derrière le masque : il y demeure, vulnérable, cherchant simplement à se préserver.
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Les traces de l’absence…
A travers ces figures hybrides, l’homme semble avoir perdu une part de son identité. Ces oeuvres évoquent elles aussi, les gueules cassées, ceux dont la guerre a boulversé le visage mais aussi le rapport aux autres et à eux-mêmes. Ici les blessures deviennent masques, les masques deviennent une nouvelle manière d’être au monde. Deux figures semblables et pourtant contraires. L’un relève le regard, tourné vers ce qui demeure possible, vers une force encore intacte et l’espoir d’un chemin à venir, l’autre s’incline, enfermé dans une vision sans horizon, comme si l’avenir s’était retiré de son regard.
Deux directions pour un même être, deux destins arrêtés un instant dans le même mouvement mais quelque chose en eux s’est échappé.
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Echos des souffrances du passé…
Un parallèle contemporain avec les « gueules cassées » de la Grande Guerre. Avide de montrer pour dénoncer, vous découvrirez ici une série de peinture « les visages de l’horreur » ou le dessin est brut, il n’y a donc volontairement aucun artifice. En quelques traits, quelques touches colorées, profitant des aspérités du papier, de sa fragilité, tout est dit, tout devient évident…
Acrylique, crayon & fil sur papier japon – 2013
Mine de plomb – papier marouflé sur toile – 2013
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Interroger notre regard sur l’autre…
L’altération, les manques de certaines parties du visage, les masques qui cachent mais accentuent la blessure, la fragilité le doute, la peur et la perte d’identité dans le regard de l’Autre. Une volonté de s’interroger sur la fragilité et l’éphémère, ce qui nous marque, nous blesse… Un travail sur des supports qui placent le geste au coeur d’une même fragilité : papier de soie, papier de chine… Malmenés, brulés, chiffonnés, percés ou recousus grossièrement, ils accompagnent le trait, entrent en résonance avec le propos, dans la délicatesse comme la sauvagerie.




















































